Ahhhh les conflits d'équipes, les clans, les batailles assoiffées de pouvoir, on pourrait en faire un livre. Une fois, j'ai assisté à une tentative de meurtre, entre deux collègues. (L'une, à califourchon sur son ennemie jurée, en train de l'étrangler. Véridique.)
C'est que le social, ça peut finir par taper sur le ciboulot.
Un excellent exemple me vient de mon amie Marielle.
Elle est assistante sociale dans une association qui s'occupe de réinsertion d'anciens détenus. L'équipe est composée de deux psychologues, un médecin et deux assistantes sociales.
Elle me raconte, récemment, à quel point son équipe part en vrille.
“Cette psy est complètement barrée, tu peux pas t'imaginer.
Tu devineras jamais ce qu'elle fait. Figure toi que cette foldingue envoie des courriers anonymes au directeur. Elle balance des trucs affreux sur les collègues, dés qu'elle se prend un peu le bec avec l'un d'entre nous. Tout le monde sait que c'est elle, mais le directeur semble la couvrir, pour d'obscures raisons. Il ne tient pas compte des courriers, mais vraiment, bonjour l'ambiance, au service. Ah, je te jure, cette psy dépasse de loin tous les médaillés en putasserie que j'ai pu croiser.
Mais ça ne s'arrête pas là, elle fait aussi des dégâts auprès des usagers : elle fiche en l'air le suivi des collègues, elle saccage le boulot dans notre dos, c'est dingue mais je peux t'assurer que c'est vrai, je pourrais en faire un film.
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